
Au Québec, on met environ 1,5 million de tonnes de sel sur les routes chaque hiver. C’est énorme. Votre auto roule là-dedans pendant 5 mois par année. Et pendant qu’on s’inquiète de la rouille sur la carrosserie et sous le char, on oublie souvent ce que le sel fait aux phares.
Ce que le sel fait concrètement à vos phares
Le sel de route (chlorure de sodium et chlorure de calcium) est abrasif. Quand il est projeté sur vos phares par les roues des autos devant vous, il agit comme du papier sablé très fin. Pas assez pour que vous le remarquiez en une journée, mais assez pour que ça s’accumule sur un hiver au complet.
Le sel use la couche de protection anti-UV que le fabricant a appliquée en usine. Chaque hiver qui passe enleve un peu plus de cette barrière. Et quand la protection est partie, le polycarbonate est exposé directement aux UV. Le jaunissement commence. On explique tout le processus d’oxydation dans notre article sur le polycarbonate et le jaunissement.
Y’a aussi l’effet chimique. Le sel mélangé à l’eau crée une solution saline qui est légèrement corrosive. Elle s’accumule sur la surface des phares et accélère la dégradation du plastique. Ce film blanchâtre que vous voyez sur vos phares à la fin de l’hiver, c’est ça.
Les abrasifs aussi : sable et gravier
Le sel vient rarement seul. Les municipalités mélangent souvent du sable ou du gravier fin au sel pour améliorer la traction. Ces particules sont encore plus abrasives que le sel lui-même. Elles créent des micro-rayures sur la surface des phares qui rendent le plastique plus poreux et plus vulnérable à l’oxydation.
Ajoutez là-dessus les roches qui volent sur l’autoroute, le gravier des stationnements, et les débris de route généraux, et vos phares prennent une vraie violée pendant l’hiver québécois.
Comment limiter les dégâts
La première chose, c’est de rincer vos phares régulièrement pendant l’hiver. Un coup d’eau claire pour enlever le sel accumulé. Vous pouvez faire ça avec un boyau d’arrosage ou même avec une bouteille d’eau si vous avez pas accès à un boyau. L’idée, c’est de pas laisser le sel sécher et crouter sur la surface pendant des semaines.
Évitez par contre de frotter vos phares à sec quand ils sont couverts de sel. Les cristaux de sel vont agir comme du papier sablé et rayer la surface. Rincez d’abord, frottez ensuite. Doucement.
Un revêtement céramique appliqué avant l’hiver offre une bonne protection. La couche céramique crée une barrière supplémentaire entre le sel et le plastique de vos phares. On en parle en détail dans notre article sur le revêtement céramique pour phares.
Le meilleur moment pour faire restaurer ses phares
Le printemps, c’est le moment idéal. L’hiver vient de passer, vos phares ont pris un coup, et vous avez tout l’été devant vous pour profiter du résultat. Faire restaurer ses phares en avril-mai, c’est comme faire un check-up après la saison froide.
L’automne est aussi un bon moment. Vous partez l’hiver avec des phares clairs et une protection fraîche, ce qui maximise votre visibilité pendant les mois les plus sombres.
Prenez rendez-vous sur leroidesphares.ca pour une restauration avec protection céramique incluse. On se déplace chez vous à Montréal et sur la Rive-Sud.


